Nouveau départ pour des femmes opérées de la fistule

3 August 2017

Nouveau départ  pour des femmes opérées de la fistule.

20 femmes victimes de la fistule obstétricale ont bénéficié d’un renforcement de capacités pour leur permettre une meilleure insertion sociale. Certaines d’entre  elles, déjà guéries, d’autres en convalescence ont subi une formation de dix jours dans des activités génératrices de revenus (AGR).

L’objectif de la formation de ces femmes qui s’activent dans l’informel est de faciliter leur migration vers des micros et/ou petites entreprises structurées et durables. Selon le directeur de cabinet du ministère de la femme, de la famille et de l’enfance, Madame Oumou  Khairy  Niang, ces femmes guéries de fistules vont pouvoir à la suite de la formation, se positionner comme les nouvelles actrices incontournables du développement durable. Elles peuvent bénéficier de financements pouvant atteindre 500 mille francs, a révélé la coordonnatrice  de la maison d’accueil et de réinsertion  des victimes de fistules,  Diwanou Tawfékh.

L’atelier a été organisé par le ministère de la famille, avec l’appui du centre pour le développement du genre de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, (CEDEAO) dans le cadre de la prise en charge psychosociale des victimes de fistules.

La réinsertion sociale est l'un des volets de la prise en charge de la fistule dévolue à la plateforme. Mise en place en 2016, elle est placée sous la coordination de la Direction de la Santé de la Reproduction et de la Survie de l’Enfant. Elle  regroupe le ministère en charge de la femme pour la réinsertion sociale, des ONG pour l’identification, l’orientation et l’accompagnement et des partenaires techniques et financiers.  Le ministère de la santé, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) assure la prise en charge médicale à travers des camps de réparations gratuites.

Au Sénégal, on enregistre environ 400 nouveaux cas de fistules chaque année. A ce jour, près de 5 mille femmes souffrent de cette infirmité. Les régions de Kédougou, Kolda, Ziguinchor et Matam sont les plus fortement touchées. Les victimes de fistules obstétricales sont souvent abandonnées par leurs époux et familles, tenues à l’écart de la communauté.