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Le Ministère de la Santé et de l’Action sociale favorable à l’inscription d’une ligne budgétaire pour la prise en charge de la fistule

25 mai 2018

Le Directeur de Cabinet du Ministère de la Santé et de l’Action sociale, Dr Aloyse Diouf, a annoncé que l’inscription d’une ligne budgétaire pour la prise en charge de la fistule sera mise à l’étude. Il réagissait aux recommandations et conclusions du panel sur le financement de la prise en charge obstétricale, organisé, par la Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant (DSME) avec l’appui de l’UNFPA, lors de la célébration de la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale le 23 Mai.

L'hôpital Général Grand Yoff (HOGGY) a accueilli, pour la 3e année consécutive, les activités marquant cette journée placée sous le thème « Ne laissons personne à côté: engageons-nous à éliminer la fistule maintenant! ». Dr Aloyse Diouf a réaffirmé l’engagement du Gouvernement, à éliminer la fistule obstétricale d’ici 2030 comme l’ambitionne la stratégie nationale en la matière. « La lutte contre la fistule matérialise la volonté politique du gouvernement d’assurer l’accès universel au service de santé de la mère et de l’enfant de qualité », a-t- il rappelé.

La Représentante Résidente de UNFPA, Mme Cécile Comparoré Zougrana, a, elle, salué le partenariat avec le Ministère en charge de la santé pour la prise en charge médicale des cas de fistules, le Ministère en charge de la Femme pour le volet réinsertions sociale et les ONGs pour l’identification et le soutien social des femmes victimes. « Grâce à cette collaboration fructueuse, de 2012 à 2017, au Sénégal, 798 femmes ont retrouvé leur dignité et une nouvelle vie ».

Elle s’est également félicité de la disponibilité de personnel qualifié pour réparer les fistules obstétricales dans plusieurs régions : Tambacounda, Kolda, Kédougou, Ziguinchor, Matam, zones de forte prévalence.  Elle a insisté sur la nécessité de relever le défi du financement du plan stratégique de lutte contre la fistule. « Nous devons explorer toutes les sources de financement domestiques  qui permettront aux femmes de bénéficier d’une prise en charge gratuite de manière pérenne », a-t-elle soutenu.