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Célébration de la Journée Mondiale de la Population 2018

18 juillet 2018

La région de Kolda, au Sud-Ouest du Sénégal, a été choisie, cette année, pour abriter la Journée Mondiale de la Population (JMP), célébrée le 11 juillet. Le thème a porté sur « la planification familiale, un droit humain ». Les autorités administratives, les Elus locaux, les représentants du Ministère de l’Economie et des Finances et du Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa) ont pris part à la cérémonie officielle, précédée la veille par un atelier scientifique. La JMP a également été marquée par la Nuit d'Education à la Vie familiale, un fort moment de sensibilisation des populations particulièrement des jeunes.

Dans son mot de bienvenue, le premier adjoint au maire de Kolda, Daouda Sidibé, s’est félicité du choix porté sur la commune pour accueillir cette journée. Il a déclaré, devant les chefs religieux chrétiens et musulmans, que le taux de la prévalence contraceptive à Kolda est de 21 % (Eds continue 2017) sur un objectif national attendu de 45 % en 2020. « Nous avons encore un gap de 19 % à combler en 3 ans », a-t-il martelé, convaincu que Kolda peut relever ce défi en souscrivant aux normes éditées par l’UNFPA pour défendre et garantir le droit à la planification familiale aux femmes qui en font la demande.

 

Pour défendre ce droit, la Représentante de l’UNFPA au Sénégal, Mme Cécile Compaoré Zoungrana, a regretté le fait que les Besoins Non Satisfaits (BNS) en planification familiale dans notre pays soient encore élevés, en dépit des efforts déployés par le gouvernement. Selon elle, en 2017, près de 21 % de femmes sénégalaises voulaient éviter ou retarder une grossesse, mais n’avaient pas accès à la contraception moderne. Elle a donné l’exemple de la région de Kolda où les BNS en planification familiale sont de l’ordre de 25,6 %. Cette situation, d’après la représentante de l’Unfpa, s’explique en grande partie par les barrières économiques, sociales et culturelles. Pourtant, a reconnu Mme Compaoré, la femme joue un rôle fondamental dans la production des moyens de subsistance de la famille et de la communauté. Paradoxalement, beaucoup de femmes sont et restent dans la précarité.

 

Appel à la mobilisation

 

La représentante de l’Unfpa a rappelé aux autorités sénégalaises les défis qui leur permettraient d’atteindre l’objectif de 45 % de taux de prévalence contraceptive en 2020. Le plus important est de réduire les Besoins Non Satisfaits. Pour y arriver, elle a appelé à la mobilisation de tous, pour que la planification familiale devienne un droit pour toutes les femmes. Mme Cécile Compaoré Zoungrana a justifié son appel par le fait que la planification familiale est une question de protection de la santé, des droits mais aussi et surtout de développement économique et social et contribue à la capture du dividende démographique. Elle n’a cependant pas oublié de saluer les efforts consentis par le Sénégal pour rendre les produits contraceptifs disponibles jusqu’au dernier kilomètre et rapprocher les services de la Pf des populations.

 

L’adjoint au gouverneur de Kolda, Cyprien Antoine Ballo, a rappelé que l’accès universel à la planification familiale est une priorité. « Cela, si l’on veut réduire le nombre de grossesses précoces et les décès évitables et accélérer la transition démographique », a souligné l’autorité administrative.

 

Source: LeSoleil