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Célébration de la journée internationale pour l'élimination de la fistule obstétricale

24 May 2017

« J’ai été abandonnée par mon mari à cause de la fistule. Je rêve déjà de reprendre une nouvelle vie. Je veux  oublier la douleur et la frustration d’être abandonnée par l’homme responsable de ma première grossesse avec pour conséquence un accouchement difficile et une fistule. Grâce au camp de réparation, j’espère  reprendre une nouvelle vie avec un nouveau mari ».

Mariama Sadio Diallo, fait partie des 24 femmes qui ont pu bénéficier d’une prise en charge gratuite, lors du camp de réparation gratuite, organisé par le Ministère de la santé et de l’action sociale, avec l’appui de l’UNFPA, à l’occasion de la célébration de la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale. Le thème retenu cette année est « Espoir, guérison et dignité pour tous ».

Prenant la parole, la Représentante Résidente de l’UNFPA, Mme Andréa Wojnar Diagne, a plaidé pour la gratuite de la prise en charge médicale de la fistule, dans le cadre du programme de Couverture Maladie Universelle.

En effet, il faut débourser au moins deux cent mille francs (200.000) pour une intervention chirurgicale  et à  ce jour, près de 5000 femmes souffrent de cette infirmité. Les régions de Kédougou, Kolda, Tambacounda, Ziguinchor et Matam, sont les plus touchées par la fistule.

Selon la Représentante Résidente de l’UNFPA, plus de 400 nouveaux cas de fistule surviennent au Sénégal chaque année, ajoutant que le moment est venu de mettre fin à la tragédie de la fistule, car étant une étape clé vers la réalisation des objectifs de Développement Durable du monde d’ici 2030.

Ainsi, le Docteur Bocar Daf, représentant du Ministre de la Santé de noter que de nombreuses femmes atteintes d’une fistule obstétricale vivent souvent pendant des années, voire des décennies, dans cet état car elles n’ont pas les moyens financiers de se faire soigner. Elles souffrent d’une incontinence permanente,  ressentent de la honte et font l’objet d’une discrimination sociale.

Mme Khadidiatou Sarr Kébé, Directrice de l’Hôpital général de Grand Yoff, a, pour sa part,  rappelé que l’apparition d’une fistule obstétricale est directement liée à l’une des principales causes de mortalité maternelle : un travail difficile lors de l’accouchement ou l’absence de soins obstétricaux adéquats. Elle a  rappelé  que la principale conséquence de la fistule obstétricale est une fuite permanente, incontrôlable des urines et/ou des selles ; pouvant causer de nombreuses infections et maladies, la stérilité et entrainer une mort prématurée.